Une première heure durant laquelle on ne s’ennuie pas une seconde, les péripéties s’enchaînent et Peter Parker nous épate. Les cascades endiablées se succèdent sous un torrent d’effets spéciaux tout simplement vertigineux. Les notes d’humour ponctuant le film donne un aspect plus léger à l’ensemble mais la sympathie pour les personnages est moins présente que dans les précédents opus. Par la suite commence une sorte de mélancolie nauséeuse dont les longueurs se font ressentir. La sauce met du temps à prendre, de plus les dialogues trop cucus et le jeu hasardeux des acteurs empêchent une immersion totale, il manque quelque chose ! Je me suis parfois ennuyé...

Un point mis en avant lors de la promotion du film était l’apparition de trois méchants plus ou moins mythiques dans les comics. Mais comment Spidey va-t-il parvenir à faire régner la loi en seulement deux heures ? Chaque boss est magnifique et dispose son quart d’heure de gloire, et même si le grand Venom (non nommé dans le film) n’apparaît que tard dans le film, il en jette ! Même sans sa langue. Mais le très patriotique Spider-Man n’aura aucun mal à s’en défaire nous laissant un goût amer. Le film est inachevé et aurait mérité plus de peaufinage au niveau du scénario.

Bilan assez mitigé au final, c’est un excellent film qui selon moi est victime de sa longue attente. Spider-Man à Santa Barbara avec toutes ses amourettes et ses dénouements mielleux, je ne m’attendais pas ça. Les scènes d’actions, bien souvent pas assez poussées, exploitent à merveille la technologie actuelle et nous retournent les mirettes : du grand spectacle !

Spidey