Les premiers frissons arrivent lorsque la galette de silicium s’introduit dans la fente de la Wii. La voix du plombier envahit alors la salle en annonçant de façon joyeuse le titre de ce nouvel opus. La magie commence. Après une cinématique sympathique, on débarque dans la première galaxie. Immédiatement c’est l’émerveillement, les graphismes sont grandioses (comment la Wii fait ça ?!). L’image est pétillante, les décors colorés, la magnifique salopette est plus rouge que jamais. Nintendo frappe fort. Une fois la claque encaissée, on peut déplacer Mario. Là c’est un autre type de bien-être qui nous fait frissonner. C’est totalement intuitif, on se surprend à enchainer les triples sauts vrillés avec une précision irréprochable, c’est un vrai régale de contrôler ce joyeux moustachu !

Je vous vois venir, « encore un Mario, encore du réchauffé... » Hé bien détrompez-vous, Nintendo renouvelle une fois de plus les jeux de plateforme en incorporant un concept de gravité jusque là jamais vu. Imaginez simplement pouvoir courir autour d’une boule dans l’espace. Si vous sautez, vous serez attiré par le champ gravitationnel de la boule voisine. C’est bête à dire mais la sensation de liberté ne s’en trouve que décuplée. Ajoutez à cela la touche de génie du leader en créativité vidéo-ludique et vous obtenez une bombe qui vous propulsera sur orbite. N’oubliez pas la dragonne de la wiimote !

Et je ne vous ai pas parlé des gracieuses musiques qui donnent la touche finale à cette féérie. Imaginez simplement un orchestre de quarante musiciens qui reprend les thèmes de Mario Bros. Excellent. L’ambiance de ce jeu est digne d’un grand Walt Disney (ou d’un FF), on a vraiment pas envie d’éteindre la console. Niveau durée de vie, j’atteins les 60 étoiles après une quinzaine d’heures de jeu, en prenant mon temps... j’aime regarder les fleurs. Sachant qu’il y a 120 étoiles à trouver, la durée de vie est très respectable, pour un jeu de notre époque du moins. Le jeu regorge de trésors et au-delà des nouvelles transformations de Mario, chaque niveau fourmille de secrets et étoiles cachées. Il paraîtrait même que Luigi est aussi dans l’espace...

Au final on obtient un jeu d’une fraîcheur inespérée par les temps qui courent, et je peux vous dire que ça fait vraiment du bien. Tout y est, malgré la longue attente (Mario 128, quand tu nous tiens) le jeu remplit son contrat en poussant la plate-forme 3D à son apogée. 26 ans après sa première apparition, le plombier moustachu enflamme de nouveau le dance-floor et remplit de magie nos petits yeux de gamers (ou de geeks, au choix.) Merci Nintendo.