Humanité froide et générique
Par Jeremy le mardi 27 mai 2008, 14:54 - My life - Lien permanent
111 mètres de hauteur. 26 étages. 32 ans.
Voilà mon lieu de travail pour 4 mois. Une grande tour de béton et d'acier aux
vitres teintées se fondant dans la masse de ses congénères tout au bout de
l'esplanade du quartier de La Défense à Paris. Inédit comme lieu de travail
pour moi, mais tellement commun en 2008 n'est-ce pas ?
Après avoir travaillé dans différents environnements, me voilà à la Défense
quartier à l'architecture hype et moderne de Paris. C'est le quartier des
cravates Parisiennes. Dans le métro déjà, l'ambiance est donnée : costumes
sortant du pressing, PDA prêts à être dégainés et regards vitreux plein de
sérieux. Être dans l'ambiance du travail avant même d'être au bureau. Ressentir
le stresse comme un bruit sourd et pesant qui occulte les sourires.
Toi cher lecteur qui suit assidument ma vie au travers de ce blog miteux, toi
qui chaque jour vient guetter l'arrivée d'un nouvel article, toi qui veut
savoir ce que je ressens quand je sors du métro chaque matin et que j'arrive
sur cette immense esplanade. Hé bien rien ! Voilà, je ne ressens rien.
Tout ceci à l'air tellement organisé et programmé qu'il est impossible
d'ajouter ne serait-ce qu'une touche d'improvisation fantaisiste. Cette force
me dépasse ! Un ruche dans laquelle chacun connaît sa tâche et la répète
sans cesse.
Une fois dans la tour, dont le nom américain me fera trembler quand je m'y
rendrai le 11 septembre prochain, l'impersonnalité de chacun est amplifiée par
des bonne journée quand un employé descend à l'étage où l'ascenseur
ouvre ses portes. Vous savez, ce bonne journée sans desserrer les
dents , plein de timidité et sans aucune intonation ni chaleur. Voilà, tu vois
lequel. Ben je l'aime pas. Comme le sourire crispé des inconnus que l'on croise
à notre étage (appelé chiquement plateau) qui ne savent pas si dire
bonjour aux autres membres de son entreprise se fait encore en 2008. C'est vrai
qu'à l'époque où le wizz devient profanateur de la politesse la plus primitive
on pourrait tous se dire
! en se croisant.
Je vous raconterai la suite plus tard et vous expliquerai comment la France
imite les États-Unis sans y mettre les moyens. Pour le moment, je vais
consulter 20 Minutes pour connaître la couleur du ciel à l'extérieur
et décider où prendre ma pause.
JEAN-GUY !